Fleur de cerisier

Fleur de cerisier

| 15 Décembre | Reflexions

Bien le bonsoir mes petites fleurs !

 

Petit résumé de la journée. Je me suis réveillée à 6 heures mais je n'ai pas pu sortir du lit avant 6 heures 35. C'est comme si une force invisible me retenait au lit, m'empêchant de me lever et de commencer la journée. Je me suis levée, douchée et préparée. C'est bizarre comme le quotidien devient vite lassant. Tous les jours, c'est la même chose. Je me lève, je me douche puis je me prépare. Cette routine me dérange. En fait, je m'aperçois que j'ai besoin de changement, de nouveauté. Et pas seulement au réveil. Je bois un chocolat chaud puis je prends quand même le temps de regarder facebook, là encore, comme d'habitude. Et je regarde les nouveautés du jour sur it's art, un site sur l'actualité filmique. Là encore, c'est récurrent, tellement prévisible. Mais il y a quand même un point positif : je me cultive. C'est la seule chose qui me permet d'avancer.

 

7 heures 25, je pars de l'appart. Et oui, plus ça va, moins je pars tôt. Je décale à chaque fois de quelques minutes l'heure fatidique. J'arrive une minute avant que les portes de l'école ne s'ouvrent. Pour l'instant, je ne suis jamais arrivée après. Il faudrait qu'un jour, j'y arrive. Changer un peu les choses, voilà ce qu'il me faut ! Et on rentre dans le bâtiment. Ce matin, je suis la première. J'ouvre la lumière. Là encore, ça me dérange. Pourquoi ce serait toujours à moi de le faire ?

 

8 heures 45, M. Carle arrive enfin. En même temps, on a l'habitude, il a toujours quelques minutes de retard (à cause d'un train, il me semble). Et le cours commence. On a passé trois heures sur les uv map, unwrap et autres shaders. Maintenant, on est capable de texturiser et illuminer correctement notre scène avec le visage de Anne Hathaway. Je me suis posée une question : et si tout était aussi simple ? Que se passerait-il ? Si d'un clic on pouvait changer notre visage, notre appartement, notre chez-nous, serions-nous heureux ? La vie vaudrait-elle la peine d'être vécue si on obtenait tout aussi facilement ? Je ne pense pas. Elle serait fade, sans grand intérêt. En tout cas, pour moi. J'ai besoin, pour me sentir vivante, d'avoir mériter ce que j'obtiens. Mais je pense que c'est une philosophie de vie. J'ai grandi dans une famille où rien n'était là sans mérite. Ma famille n'est pas riche. Il faut gagner de l'argent pour avoir les choses, celles qui s'achètent. Bien sûre, tout ne s'achète pas, certaines se méritent. 

 

A 11 heures, le cours se termine. On va alors à Bellecour pour le cours d'histoire. Comme d'habitude, le prof est déjà là, entrain de râler contre le matériel informatique. Et je me suis rendue compte d'une chose. On râle tous pour quelque chose. Mais on l'extériorise seulement quand on a un public. Quand on est seul, on ne peut pas se plaindre, chose que l'on fait (consciemment ou non) pour être rassuré, consolé, écouté. On a besoin de ça pour se sentir exister. C'est sur ces pensées que le cours commence. On continue sur la peinture de la Haute Renaissance puis sur le maniérisme. Et on a fait une analyse notée d'une image (sainte famille, Michel-Ange). Il fallait, à travers cette oeuvre et son descriptif, différencier la Haute Renaissance du maniérisme. L'un divise les peinture en deux, expose les sujets dans un triangle et l'autre donne du mouvement à l'image avec les "S" qu'il forme. Michel-Ange est un résumé à lui tout seul de la Renaissance, mais en même temps un peintre à part. Pourtant, ce n'est pas un très grand peintre. Il est un dieu de la sculpture, mais pas de la peinture. Pourtant, l'oeuvre majeure de sa vie sera la fresque de la chapelle Sixtine, à Rome. Et il sera pris comme modèle au maniérisme avec notamment les couleurs criardes qu'il utilisait. Comment un homme aussi ingénieux mais si associale peut devenir un grand maître de l'art ? Je pense qu'il n'y a pas de recette miracle. Il faut être là, au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes. Et surtout, avoir du talent.

 

Puis à 15 heures commence le cours d'anatomie. On commence les mucles du bras : le brachial, le triceps. Et le prof nous rend nos dessins de la semaine dernière. J'ai eu un 11,5. C'est la première fois que j'ai au dessus de la moyenne dans ce cours. J'en suis très étonnée. Surtout que je n'étais pas du tout satisfaite du résultat. Suis-je trop perfectionniste ? Je pense qu'on ne l'est jamais assez. Pour réussir, il faut toujours faire mieux, dépasser ses propres limites. C'est comme ça que l'on avance. Dans ce cours, j'ai senti que j'étais plus à l'aise, autant sur les poses longues (20 à 50 minutes) que sur les poses courtes (2 à 5 minutes). J'arrive mieux à comprendre les volumes du corps humain. Il me faut du temps, mais j'y arrive toujours.

 

Et je rentre à l'appartement. Je m'installe devant l'ordinateur et je glandouille sur internet en regardant ma série préférée, the L Word. Je crois qu'elle reflète bien ce que je suis. Je ne dis pas du point de vu de mes préférences, mais de la façon de penser des personnages. Je vie ma vie et ce que j'ai à vivre, peut importe ce que les autres penseront, quitte à me prendre un mur en pleine face. Mais on apprend toujours de ses erreurs. 

 

C'est sur ces belles paroles que je vous quitte. Je vous dis à demain et surtout, dormez bien !



15/12/2014
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